Le commerce équitable est un concept simple. Il consiste à vendre - au consommateur du Nord - des produits à un prix suffisamment élevé pour permettre au producteur - du Sud - de vivre dignement. Idée juste, ce type d’activité ne représente que 0,01 % du commerce mondial. Pour démontrer la nécessité de le développer, John-Paul Lepers, responsable de la collection documentaire ' Jusqu’ici tout va bien… ‘, a remonté, dans le cadre de ' Lundi investigation ‘, la piste du café équitable, produit phare de cette forme de consommation alternative.
Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder (parfois en plusieurs exemplaires) les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire nos désirs, à être enviés, à épater. Conséquence : le bonheur que procure l'acquisition d'un nouvel objet est toujours plus éphémère ; nous sommes en proie à un sentiment d'insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l'épuisement des ressources et à l'accumulation des déchets. Derrière l'attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ? Sociologues, psychologues, philosophes, spécialistes du marketing et de la publicité reviennent sur les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.
Alors que la vente de produits de luxe bat tous les records et que le nombre de milliardaires progresse sans cesse, les déficits publics s'accumulent. Chaque année, des dizaines de milliers de milliards de dollars disparaissent vers les paradis fiscaux, des petits pays sans impôts, pour échapper aux taxes. En effet, l'économie capitaliste traditionnelle marque désormais le pas au profit de la finance off shore. Pour évoquer cette réalité, le réalisateur a rencontré des milliardaires, des avocats mais également des grands cabinets de comptabilité qui organisent les montages d'évasion fiscale. Or, selon l'Onu, 50 milliards de dollars pendant 5 ans suffiraient pour éradiquer la pauvreté dans le monde.