Officiellement, la CIA a toujours compté parmi les ennemis jurés de la Palestine. Pourtant, les services secrets américains et l'OLP ont nourri des contacts, voire même coopéré, dès 1967. De nombreux témoins expliquent comment les Etats-Unis, soucieux de protéger leurs intérêts au Proche-Orient, ont approché Yasser Arafat, chef du principal mouvement de résistance palestinien. Ainsi, Ali Hassan Salameh, cerveau du groupe terroriste Septembre noir, sera, jusqu'à sa mort, l'interlocuteur privilégié de la CIA. Malgré quelques interruptions, cette relation a perduré pendant plus de trente ans, à l'insu d'Israël.
L’histoire de la Palestine, de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle : la présence de plusieurs nationalités et confessions religieuses y composent une poudrière. Sporadique dans les premiers temps, l’immigration juive en Palestine s’organisa dès 1897. A cette époque, une large majorité de musulmans cohabitait avec un faible pourcentage de chrétiens et de juifs. Le sionisme d’abord, des persécutions ensuite conduisirent un nombre croissant de juifs à s’installer en Palestine, au sein d’un foyer national, créé par les Britanniques après la Première Guerre mondiale, puis dans le cadre de l’Etat hébreu, institué par l’ONU en 1947. Les nations arabes n’acceptèrent pas la décision de l’ONU et refusèrent la coexistence pacifique. Des guerres sporadiques, brèves et violentes, permirent à Israël de résister à ceux qui voulaient sa destruction sans jamais régler le problème des Palestiniens, parqués ici, massacrés ailleurs.