Jamy souhaite écrire un roman d’Amour mais il est à court d’inspiration. Fred décide alors de l’emmener à la Bibliothèque Nationale où des millions de livres sont entreposés. Fred nous fait découvrir les coulisses de la Bibliothèque Nationale. L’Histoire du livre, c’est aussi celle du papier ! Vers 2400 av J.C, les égyptiens fabriquent du papyrus avec des roseaux, et dès 200 av J.C les chinois inventent le papier à partir de fibres végétales, issues du coton, du chanvre ou du lin. En Europe, la fabrication du papier s’est surtout développée avec l’imprimerie en 1436. De nos jours, le papier est fait à partir du bois de feuillus dont on récupère les déchets comme la cime ou les branches pour les transformer en pâte en papier. Nous irons donc dans une usine papetière où nous assisterons au processus de fabrication. Le livre est un objet fragile. Il existe même un hôpital pour livres, c’est l’atelier de restauration de la Bibliothèque Nationale qui existe depuis 1859. C’est le plus ancien et le plus important au monde. Près de 50 techniciens d’art y chouchoutent les livres précieux. Véritables chirurgiens, ils recousent les pages, les polissent, les font tremper, sécher... Il existe de nombreuses techniques pour restaurer un livre, tout dépend du mal qui le ronge. Ses pires ennemis sont l’humidité causant des champignons et bactéries ; l’acidité qui peut provenir d’un type de colle ou d’encre, mais aussi les insectes et la pollution atmosphérique. Chacun de ces maux demande un traitement spécifique qui va de la désinfection ou dans des cas extrêmes à la congélation à - 30° suivie d’une lyophilisation.
Le Vieil Homme et la Mer Un livre exceptionnel Si vous ne l’avez pas encore lu, un conseil : ruez-vous ! Si vous l'avez lu il y a longtemps, n'hésitez pas : relisez-le. Ce livre est une merveille. Nous sommes à Cuba, et le vieux pêcheur ne prend plus de poissons depuis un bon bout de temps. Le gamin, qui l'adore et l’accompagne toujours, se voit empêché par son père d’encore aller avec le vieux. Pas de pêche, pas d’argent, et le père envoie donc son gamin sur un autre bateau. Le vieux part seul. Il est au large quand, tout à coup, sa ligne plonge et il reçoit un énorme coup dans la main et le bras. Cela doit être une grosse prise, se dit-il. Il ne lâche pas, donne du moût pour que la ligne ne casse pas et voilà le poisson qui l'entraîne. Il l’entraîne de plus en plus loin et le soleil tape de plus en plus. Le vieux a la main douloureuse. Il n’a rien plus rien à boire, plus rien à manger. Il y a déjà longtemps qu'il ne voit plus les côtes. La lutte sera encore très longue et douloureuse. Il va se battre jusqu'aux limites de ses forces. Mais d'autres ennemis guettent !. Ce livre est le récit d'une lutte d'un homme contre un poisson, mais aussi, d'un homme contre lui-même, contre le sort, contre son âge, contre son corps. Puis la lutte va changer de cours. L’homme va se battre pour défendre l'honneur de son poisson, qui s'est si bien battu. Ce poisson, ce n'est plus de l'argent potentiel : c’est une créature digne, à qui le respect est dû. Une anecdote à propos de ce livre. Hemingway, avant de publier " Au-delà du fleuve et sous les arbres " a signé un contrat avec le magazine " Life ". Ceux-ci consacreront le " Life " de l’année à venir à son prochain livre. Voilà que " Au-delà du fleuve et sous les arbres " ne marche pas fort. " Life ", très inquiet de subir un échec avec Hemingway, décide de prendre un autre nom de la littérature américaine pour faire la préface de leur édition spéciale prochaine. Ils choisissent James Michener (" Colorado Saga ", Chesapeake ", etc.). Celui-ci, entouré de sacs de ciment, proche des premières lignes en Corée, se voit remettre un pli par un bonhomme des plus pressés de repartir. C'est la demande de " Life " pour la préface et le manuscrit du " Vieil homme et la mer ". Il se plonge dans le manuscrit et dira qu’il n'a plus entendu un seul obus lui passer au-dessus de la tête : il était à la pêche avec le vieux, le regardait tenir la ligne et se battait à ses côtés. Il a fait la préface et a déclaré que c'était peut-être le meilleur livre qu’il ait jamais lu. Quelques mois plus tard, Hemingway recevait le prix Nobel et " Life " faisait un tabac avec son numéro de l’année et " le Vieil Homme et la mer ".
Jamy souhaite écrire un roman d’Amour mais il est à court d’inspiration. Fred décide alors de l’emmener à la Bibliothèque Nationale où des millions de livres sont entreposés. Fred nous fait découvrir les coulisses de la Bibliothèque Nationale. L’Histoire du livre, c’est aussi celle du papier ! Vers 2400 av J.C, les égyptiens fabriquent du papyrus avec des roseaux, et dès 200 av J.C les chinois inventent le papier à partir de fibres végétales, issues du coton, du chanvre ou du lin. En Europe, la fabrication du papier s’est surtout développée avec l’imprimerie en 1436. De nos jours, le papier est fait à partir du bois de feuillus dont on récupère les déchets comme la cime ou les branches pour les transformer en pâte en papier. Nous irons donc dans une usine papetière où nous assisterons au processus de fabrication. Le livre est un objet fragile. Il existe même un hôpital pour livres, c’est l’atelier de restauration de la Bibliothèque Nationale qui existe depuis 1859. C’est le plus ancien et le plus important au monde. Près de 50 techniciens d’art y chouchoutent les livres précieux. Véritables chirurgiens, ils recousent les pages, les polissent, les font tremper, sécher... Il existe de nombreuses techniques pour restaurer un livre, tout dépend du mal qui le ronge. Ses pires ennemis sont l’humidité causant des champignons et bactéries ; l’acidité qui peut provenir d’un type de colle ou d’encre, mais aussi les insectes et la pollution atmosphérique. Chacun de ces maux demande un traitement spécifique qui va de la désinfection ou dans des cas extrêmes à la congélation à - 30° suivie d’une lyophilisatio