Grâce au Earth Simulator - un des dix plus puissants ordinateurs du monde, dédié à la simulation météorologique -, d'éminents climatologues sont en mesure de faire des prévisions à l'horizon 2100 ! Désertification accrue, vagues de chaleur urbaines, extension des zones de maladies tropicales, phénomènes météorologiques extrêmes, déplacements de population provoqués par la montée des eaux… les projections à long terme du supercalculateur japonais Earth Simulator sont alarmantes. Elles montrent en effet qu'une augmentation de quelques degrés de la température globale suffirait à provoquer les pires calamités dans les siècles à venir. Ses indications sont à prendre très au sérieux par les pays développés, qui doivent rapidement modifier leurs comportements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Filmé dans un laboratoire virtuel, Robert Watson, expert scientifique à la Banque mondiale et ancien directeur du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de 1997 à 2002 (GIEC), commente point par point les tendances du Earth Simulator. En parallèle, il explique, avec d'autres scientifiques, qu'un certain nombre de phénomènes anormaux observés dernièrement dans le monde entier peuvent être interprétés comme des signes avant-coureurs. Pour éviter les scénarios catastrophes du Earth Simulator, il faudrait parvenir à baisser de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Seule une véritable collaboration entre pays développés et pays émergents peut permettre de faire face à ce défi. De nouvelles mesures s'imposent aujourd'hui pour succéder au protocole de Kyoto.
Printemps 2009 : Depuis quelques mois, la crise frappe violemment l'économie française. Pour le seul mois de janvier, il y a eu 90 000 chômeurs en plus ! Partout en France, des entreprises mettent la clé sous la porte et licencient à tour de bras, officiellement pour cause de crise mondiale. Les banques, le bâtiment, mais aussi l'industrie automobile sont particulièrement touchés. Pour faire face à la crise (les ventes de voitures s’effondrent, les usines tournent au ralenti ou ferment), l’Etat français a débloqué 7,8 milliards d’euros pour tenter de sauver le secteur, en échange de garanties : ne fermer aucun site, tout faire pour éviter les licenciements, pas de délocalisations Des garanties de façade si l’on en croit ce reportage fort bien ficelé de la rédaction de "PAC". De même, le code d’éthique mis en place récemment, censé assainir les relations entre constructeurs et fournisseurs, ne semble pas être remonté jusqu’aux acheteurs des grandes marques, principaux concernés par ces "bonnes pratiques". Des acheteurs qui ont d’ailleurs accepté, pour certains, de témoigner, à visage découvert ou pas. «Chômage partiel», «départs volontaires», «décrûtement»... Derrière ces mots, des milliers de vies bouleversées, des familles entières qui voient, d'un coup, leurs revenus s'effondrer. Les reporters sont allés à la rencontre de salariés de PME et d’usines qui dépendent directement des grands constructeurs pour (sur)vivre. Certains craignent un licenciement économique, comme ce couple de Châteauroux employé chez Eurostyle, sous-traitant automobile touché par un plan social. Autant de témoins qui acceptent de briser l’omerta. Au sommaire : «Les sous-traitants maltraités» et «Arcelor mittal : les licenciements sont-ils justifiés ?»
Thema enquête au coeur du plus gros complexe militaro-industriel européen, menacé par le jeu d'ambitions personnelles démesurées. Au sommaire : EADS-Airbus : une affaire d'États Comment une aventure européenne qui puise ses racines dans les pages glorieuses de notre histoire industrielle a failli tourner court, menacée par le jeu d’ambitions personnelles démesurées. Un polar au cœur du plus gros complexe militaro-industriel européen. Fin de l’année 2005 : l’enthousiasme règne dans l’une des plus grandes entreprises mondiales, EADS. Sa filiale Airbus bat au poteau Boeing en quantité d’avions vendus et s’affirme à nouveau comme le premier avionneur civil de la planète. Été 2008 : plusieurs membres des états majors d’EADS et d’Airbus – retirés ou en poste – se retrouvent mis en examen… Comment en est-on arrivé là ? Ce film retrace l’aventure industrielle d’EADS, depuis la fusion jusqu’à la livraison de l’A380, « fleuron de l’industrie aérospatiale européenne ». Dix ans et un parcours semé d’embûches, avec à la clé un enjeu industriel considérable et un enjeu politique pour une Europe qui se cherche dans ses nouvelles frontières. Au centre, un axe franco-allemand dont on clame haut et fort la solidité et la pertinence, mais qui, dans la pratique, peut se révéler conflictuel, entre dirigeants, mais également entre syndicalistes. Autour, des Espagnols un peu marginalisés et des Anglais observateurs, sans oublier la compétition avec « l’ami américain » (Boeing). Les invités : Deux invités allemands • Professeur Helmut Haussmann, homme politique (groupe FDP, Parti libéral-démocrate), ministre fédéral de l'économie de 1988 à 1991, vice-président de Cap Gemini Ernst & Young GmbH. • Horst Niehus, responsable du comité d'entreprise du site d'Airbus à Hambourg. Deux invités français • Jean Pierson, ancien administrateur d'Airbus (1985- 1998). • Luc Rosenzweig, journaliste et écrivain, spécialiste des relations franco-allemandes
Fin de l’année 2005 : l’enthousiasme règne dans l’une des plus grandes entreprises mondiales, EADS. Sa filiale Airbus bat au poteau Boeing en quantité d’avions vendus et s’affirme à nouveau comme le premier avionneur civil de la planète. Été 2008 : plusieurs membres des états majors d’EADS et d’Airbus – retirés ou en poste – se retrouvent mis en examen… Comment en est-on arrivé là ? Ce film retrace l’aventure industrielle d’EADS, depuis la fusion jusqu’à la livraison de l’A380, « fleuron de l’industrie aérospatiale européenne ». Dix ans et un parcours semé d’embûches, avec à la clé un enjeu industriel considérable et un enjeu politique pour une Europe qui se cherche dans ses nouvelles frontières. Au centre, un axe franco-allemand dont on clame haut et fort la solidité et la pertinence, mais qui, dans la pratique, peut se révéler conflictuel, entre dirigeants, mais également entre syndicalistes. Autour, des Espagnols un peu marginalisés et des Anglais observateurs, sans oublier la compétition avec « l’ami américain » (Boeing).