Essayiste, économiste, Jacques Attali dresse l’état des lieux du monde…futur, d’ici à 2050, tenant la fascinante chronique d’une fin annoncée. Un scénario inéluctable ? « Je vous invite à vivre avec moi les cinquante prochaines années » : dans une ambiance futuriste, Attali déroule le scénario en images des décennies qui, selon lui, nous attendent. Calquée sur son dernier essai, auquel elle emprunte son titre, cette « brève histoire de l’avenir » s’appuie sur le travail de prospective entrepris depuis de nombreuses années. Un récit au futur de l’indicatif, qu’en contrepoint, d’autres voix (futurologue, philosophe, expert des relations internationales) appuient ou nuancent, proposant quelquefois une autre vision de l’avenir. Les 5 phases de l’avenir « Ce qui va nous arriver va se dérouler en cinq phases » : tour à tour guide et expert, Jacques Attali entame ce voyage dans le temps aux États-Unis. C’est là qu’a commencé la première phase de l’avenir: « le déclin de l’empire américain » commencé il y a quelques mois, quand la bombe à retardement des subprimes a éclaté en crise financière généralisée. Dans une dizaine d’années, le déclin relatif de cette puissance dominante laissera place à un univers polycentrique : onze puissances se partageront la gestion du monde, prenant le relais de l’Amérique sans vraiment la remplacer. Jonglant avec des images réelles (des catastrophes qui ont déjà eu lieu) et des images de synthèse, l’essayiste dessine le visage d’un avenir de plus en plus fascinant. Bientôt, un « hyperempire » mondial aux inégalités extrêmes, régi par le dieu marché et l’« hypersurveillance », verra surgir ce qu’il nomme un « hyperconflit » : la violence de la compétition pour l’énergie, l’eau, les ressources alimentaires, sur fond de catastrophes écologiques, pourraient aboutir à une guerre totale, susceptibles de mettre fin à l’humanité. Cette chronique d’un chaos annoncé s’achève néanmoins sur un espoir : pour le conteur, l’avènement d’une « hyperdémocratie » altruiste, forgée par une nouvelle génération de « transhumains », pourrait enrayer cette marche vers le pire. Et du catastrophisme à l’utopie, son exercice vertigineux de politique-fiction n’a d’autre but, souligne-t-il, que d’éveiller les consciences.
Essayiste, économiste, Jacques Attali dresse l’état des lieux du monde…futur, d’ici à 2050, tenant la fascinante chronique d’une fin annoncée. Un scénario inéluctable ?