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Politique

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L’Union et la force (1/2)

L'Union et la force". Il s'agit de tirer un premier bilan des crises que nous avons traversées depuis août dernier: l'Union sort-elle affaiblie ou renforcée de l'épreuve et sera-t-elle prête à affronter les défis qui s'annoncent? Nous avons, en particulier, interviewé Peter van Ham qui propose de faire "l'Europe par l'épée".

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L’Union et la force (2/2)

L'Union et la force". Il s'agit de tirer un premier bilan des crises que nous avons traversées depuis août dernier: l'Union sort-elle affaiblie ou renforcée de l'épreuve et sera-t-elle prête à affronter les défis qui s'annoncent? Nous avons, en particulier, interviewé Peter van Ham qui propose de faire "l'Europe par l'épée".

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OTAN machine de guerre américaine

Dès après la 2ème guerre mondiale, les USA organisent la lutte contre le développement de l’URSS et des pays socialistes en formation en Europe. Ils adoptent une stratégie économique et militaire propre à isoler l’URSS et ses alliés. Sur le plan économique, le plan Marshall est soumis à l’émergence d’une entité économique en Europe, qui sera la préfiguration de l’Europe actuelle. Sur le plan militaire, l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) est créée le 4 avril 1949. Elle permet la présence de troupes américaines en Europe et l’intégration des forces anglaises et françaises dans un commandement qui de fait est soumis à la stratégie des USA. La création de l’OTAN, bras armé de l’impérialisme américain, est saluée par toutes les forces politiques en France sauf par le PCF qui le combat. L’OTAN est l’instrument militaire de la « guerre froide » dirigée contre l’URSS et ses alliés. Le traité permet une assistance mutuelle en cas d’agression, de fait, il soumet les pays de l’Europe à la stratégie américaine et en fait un marché pour leur industrie militaire. Le pacte de Varsovie sera la réponse à cette politique. En 1966, le Général De Gaulle qui veut faire jouer à la France, disposant maintenant d’une force de frappe nucléaire autonome, une partition particulière dans les relations avec l’URSS et en tirer des bénéfices économiques aux profits des trusts à base française décide de quitter le commandement intégré de l’OTAN ce qui a pour conséquence le départ des troupes américaines (environ 25.000 hommes) stationnées en France mais la France ne quitte pas l’OTAN, elle en reste membre. Elle reste une alliée fidèle des USA. Possédant l’armement atomique, la France estime son espace vital protégé dans le cadre d’un équilibre des forces nucléaires. Cette politique est vivement critiquée par la SFIO (l’ancêtre du PS), qui dépose même une motion de censure, à laquelle se joint F. Mitterrand député de la Nièvre. La Motion sera rejetée du fait de l’abstention des députés gaullistes et communistes. Dès après le retrait du commandement de l’OTAN, les gouvernements successifs vont s’attacher à réduire les divergences qui se sont fait jour du fait de la décision de 1966. La France est de plus en plus présente dans l’alliance. Elle participe à la constitution d’une force franco-allemande d’intervention et des mécanismes de consultation de plus en plus serrés sont mis en place qui préparent le retour complet dans le dispositif de commandement militaire. Cette politique est le fait aussi bien des gouvernements de droite que de gauche. Mitterrand lorsqu’il était Président de la République a joué un rôle actif dans le processus pour réintégrer le commandement de l’OTAN. Après la disparition de l’URSS en 1991 et des pays socialistes de l’Est Européen, le pacte de Varsovie est de fait dissous. L’OTAN ne disparaît pas pour autant. Au contraire, l’alliance atlantique devient une force de projection assurant par ses interventions la présence militaire américaine dans les zones les plus stratégiques pour la « protection » des intérêts des l’impérialistes et en premier de l’impérialisme américain. Les interventions et les conflits armés se multiplient en Yougoslavie dépecée, en Irak, en Afrique. L’Afghanistan est occupé au nom de l’ONU dont l’OTAN devient le mandataire. La France est, en général, le principal contributeur de troupes dans toutes ces opérations (1.600 militaires au Kosovo, 3.000 en Afghanistan) et si elle ne participe pas directement à l’occupation de l’Irak, elle ouvre des facilités techniques aux troupes américaines. Le pouvoir met ainsi la France au service d’intérêts qui n’ont rien à voir avec la défense du pays. L’OTAN a des centaines de bases militaires en Europe, dans les Ex pays de l’URSS, au Moyen-Orient. Elle a étendu sa zone d’influence vers les anciennes républiques soviétiques de la Baltique et les pays d’Europe centrale et vise à de nouveaux élargissements. Pourquoi ce remue-ménage à propos de la réintégration totale mais déjà largement amorcée, dans le commandement intégré de l’OTAN ? Les cris d’orfraie du PS, du MODEM (et de certains députés UMP) laissent sourire quand on se rappelle le rôle qu’ils ont toujours joué quand ils étaient au gouvernement dans le soutien à l’alliance atlantique et pour la création de l’Europe militaire. Ils savent d’ailleurs, comme d’habitude, que c’est une agitation sans conséquence. Les objectifs que se fixent l’Europe, ses États, et les forces du capital qui la dirigent sont la « protection » des intérêts capitalistes, qui appellent la capacité de contrôler les sources d’approvisionnement en matières premières aussi bien que les voies commerciales stratégiques de même qu’à la maîtrise de conflits dans sa zone d’influence. Une stratégie militaire européenne se dessine autour de ces enjeux avec la création de la force d’action rapide prête à intervenir partout. Elle n’en est qu’à ses débuts et elle est centrée sur l’accord franco-allemand. Rappelons que la France et le Royaume-Uni sont les deux seuls États qui possèdent l’arme nucléaire en Europe de l’Ouest et des forces tactiques d’une puissance significative bien que très largement inférieures à la puissance américaine (sous-marins porteurs d’engins, porte-avions, fusées…). Prenant en compte que 21 des 27 États membre de l’Union Européenne sont membres de l’alliance atlantique, il apparaît clairement aux forces dirigeantes que le processus d’intégration militaire en Europe passe par l’OTAN. C’est le sens de la décision prise par le pouvoir. S’agit-il, comme le dit Sarkozy, d’un acte qui rend l’Europe plus indépendante des USA ? Au contraire, il s’agit de l’intégration des forces en Europe dans la stratégie impérialiste dominée par les USA. En étant plus présent dans le commandement, Sarkozy pense quand même en tirer quelques avantages pour participer à la co-domination mondiale du capitalisme dans un contexte de concurrence exacerbée pour la conquête de nouveaux marchés. C’est un calcul dangereux pour la paix mondiale car la relance et le développement des alliances militaires qui se traduit par une relance de la course aux armements pèsent sur la stabilité d’un monde en proie aux appétits des monopoles capitalistes. Exiger une politique de paix et de désarmement est donc une impérieuse nécessité. Elle passe en France par le retrait de l’alliance atlantique et l’exigence de sa dissolution.

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La bataille des droits de l’homme

« Nous pensions aller à une réunion de l’ONU contre le racisme et nous avons assisté à un déchaînement raciste ». C’est le souvenir gardé par certains participants de la première conférence mondiale contre le racisme de Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001. Quelques jours avant le 11 septembre. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, les réalisatrices, y étaient. Elles ont filmé. Et montrent pour la première fois les images de cet événement ayant tourné au cauchemar. La suite de Durban doit se dérouler à Genève, du 20 au 24 avril, au Conseil des droits de l’homme. Une instance méconnue, entièrement dédiée à mettre en oeuvre la Déclaration universelle. Mais où les démocraties sont minoritaires et malmenées par les dictatures. C’est ce rapport de force, une vraie bataille, que raconte le film. Il plonge dans les coulisses du Conseil comme aucun film ne l’a fait jusque-là. Jusqu’à se faire interdire de filmer lors des négociations les plus délicates portant sur Durban 2.

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Le dessous des cartes: 1-Francophonie, l’autre mondialisation

La francophonie a une image de marque qui demeure vieillotte, ou en tout cas mal identifiée : est-ce qu'il s'agit de langue, de projets de développement, de politique, d’institution ? Alors c’est un petit peu tout cela à la fois, mais en revanche, ce qui est sûr, quand on parle de francophonie, c'est qu'on convoque en même temps la géographie, l’histoire, la méthode et l’identité.

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EADS : autopsie d’une crise européenne

Thema enquête au coeur du plus gros complexe militaro-industriel européen, menacé par le jeu d'ambitions personnelles démesurées. Au sommaire : EADS-Airbus : une affaire d'États Comment une aventure européenne qui puise ses racines dans les pages glorieuses de notre histoire industrielle a failli tourner court, menacée par le jeu d’ambitions personnelles démesurées. Un polar au cœur du plus gros complexe militaro-industriel européen. Fin de l’année 2005 : l’enthousiasme règne dans l’une des plus grandes entreprises mondiales, EADS. Sa filiale Airbus bat au poteau Boeing en quantité d’avions vendus et s’affirme à nouveau comme le premier avionneur civil de la planète. Été 2008 : plusieurs membres des états majors d’EADS et d’Airbus – retirés ou en poste – se retrouvent mis en examen… Comment en est-on arrivé là ? Ce film retrace l’aventure industrielle d’EADS, depuis la fusion jusqu’à la livraison de l’A380, « fleuron de l’industrie aérospatiale européenne ». Dix ans et un parcours semé d’embûches, avec à la clé un enjeu industriel considérable et un enjeu politique pour une Europe qui se cherche dans ses nouvelles frontières. Au centre, un axe franco-allemand dont on clame haut et fort la solidité et la pertinence, mais qui, dans la pratique, peut se révéler conflictuel, entre dirigeants, mais également entre syndicalistes. Autour, des Espagnols un peu marginalisés et des Anglais observateurs, sans oublier la compétition avec « l’ami américain » (Boeing). Les invités : Deux invités allemands • Professeur Helmut Haussmann, homme politique (groupe FDP, Parti libéral-démocrate), ministre fédéral de l'économie de 1988 à 1991, vice-président de Cap Gemini Ernst & Young GmbH. • Horst Niehus, responsable du comité d'entreprise du site d'Airbus à Hambourg. Deux invités français • Jean Pierson, ancien administrateur d'Airbus (1985- 1998). • Luc Rosenzweig, journaliste et écrivain, spécialiste des relations franco-allemandes

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Michael Moore: fahrenheit 9/11

Ce documentaire s'attaque de plein fouet aux problèmes brûlants de l'Amérique. La caméra de Michael Moore filme avec scepticisme le Président George W. Bush et ses propres conseillers.Prenant pour point de départ l'élection controversée de 2000, le réalisateur retrace l'improbable ascension d'un médiocre pétrolier texan devenu maître du monde libre. Puis il ouvre la boîte de Pandore du Président et révèle les liens personnels et financiers qui unissent la famille Bush à celle de Ben Laden.Michael Moore y dénonce également les méfaits du Patriot Act et les souffrances provoquées par la guerre en Irak.

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Chine-USA – Une Guerre Sans Limite

La Guerre secrète que se livrent les deux puissances mondiales Comment gagner la guerre sans effusion de sang ? Tel est le nouveau défi des rapports sino-américains. Si l'affrontement militaire demeure le maître mot entre les deux puissances, la Chine est passée experte dans une nouvelle forme de belligérance : la guerre psychologique. Un ballet diplomatique qui marquera sans nul doute les relations internationales du XXIe siècle. Au-delà du terrorisme, une autre inquiétude consume l'administration américaine : la menace chinoise. Le Congrès a récemment mis en place une commission permanente d'enquête chargée de l'étude des défis économiques et sécuritaires posés par l'empire du Milieu. Cette initiative sans précédent traduit une nouvelle orientation de la diplomatie américaine : l'hégémonie ne se mesure plus au nombre de têtes nucléaires. Tout commence en mars 1996, dans le détroit de Taïwan, où la Chine et les États-Unis se lancent leur plus grand défi militaire. Située à deux cent cinquante kilomètres des côtes chinoises, cette île, actuellement peuplée de vingt-trois millions d'habitants, représente un enjeu stratégique brûlant pour les deux superpuissances, dont le langage belliqueux se traduit par des démonstrations de force répétées. Perçu comme un principe intangible de la politique étrangère américaine aux yeux du monde, le soutien des États-Unis à Taïwan n'est pourtant pas acquis. A Taipei, le gouvernement organise sa propre défense, quand, à Washington, les experts nuancent. Pour Bates Gill, conseiller national des relations sinoaméricaines, "le soutien américain à Taïwan n'est pas automatique, et il ne l'a jamais été. Les États-Unis ont toujours gardé la même politique ambiguë, dans laquelle ni Pékin ni Taïwan ne peuvent savoir quelle sera la réponse américaine dans certaines circonstances". Une guerre illimitée Depuis la crise de 1996, les États-Unis, comme la Chine, multiplient les marques d'inimitié. Parfois publics, souvent clandestins, les scénarios de l'affrontement n'en demeurent pas moins composites. Le 7 mai 1999 à Belgrade, en pleine guerre du Kosovo, l'Otan bombarde l'ambassade de Chine. L'Armée populaire de libération tient sa revanche en 2006 : elle détruit par provocation l'un de ses propres satellites, affichant ainsi son indépendance vis-à-vis d'une technologie à laquelle les Etats-Unis sont assujettis. Les hostilités se déclarent au travers d'une nouvelle stratégie de déstabilisation, psychologique plus que militaire. Un exercice dans lequel la Chine excelle : chaque arme, chaque manœuvre du Pentagone est passée au crible. Grâce à sa vertigineuse croissance économique, la Chine génère des conflits, assimilés à une "guerre sans limites". Le champ de bataille s'étend désormais à l'énergie, aux médias, à la finance, au commerce ou encore à l'industrie, et culmine avec le cyberespace, qui déploie des armées de soldats numériques. A la guerre militaire conventionnelle se substituent alors de nouvelles règles : "Gagner le combat sans tirer une balle ou plutôt gagner le combat sans perdre un seul homme", explique un ancien dirigeant de la CIA en Asie. Reste à méditer la phrase de Deng Xiaoping : "Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline."

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La Bombe à retardement

" Le premier documentaire qui relate l'histoire du développement de la bombe israélienne ", vante la chaîne Histoire... Pourquoi alors a-t-il mis sept ans à nous parvenir ? Il est pourtant signé d'un réalisateur reconnu, sorte de Brian Lapping israélien, auteur notament de Ils ont tué Rabin. Surtout, le France y joue le premier rôle. Car les programmes nucléaires français et israéliens sont intimement liés, comme l'a relaté Pierre Péan dans son livre Les Deux Bombes, point d'appui de ce documentaire. Michael Karpin a retrouvé les protagonistes de cette épopée top secret et recueilli les confidences des deux hommes clés du marché passé entre l'Etat hébreu et la France : Shimon Peres, tout jeune responsable du programme nucléaire israélien, et Abel Thomas, directeur de cabinet du ministre de la Défense en 1956. L'un occupait carrément un bureau dans le ministère du second, les deux pays ayant chacun un intérêt à déstabiliser Nasser. L'affaire se conclut lors de la crise du canal de Suez. La IVe République aux abois fournit alors réacteur, plutonium, ingénieurs et savoir-faire au pays dirigé par Ben Gourion, encore très faible économiquement. Le tout se poursuivit en cachette du général de Gaulle, qui n'apprendra cette coopération que deux ans après son arrivée au pouvoir, et des Américains, bernés par une visite d'inspection au cours de laquelle les Israéliens ne laissèrent voir que l'aspect civil de leurs travaux. Malgré sa mise en scène un peu lourdaude, ce film s'impose donc comme un document indispensable pour éclairer ce pan d'histoire méconnu.

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Le Droit de Savoir: J’ai Infiltré le milieu Asiatique

S'il existe une communauté dont on ignore encore beaucoup de choses en France, c'est bien la "communauté asiatique". Pour décoder et décrypter son fonctionnement, une équipe du Droit de savoir a passé une année au cœur de Chinatown, aux côtés de quelques personnages hauts en couleur. De Belleville au 13e arrondissement de Paris, en passant par certaines villes de province, Mohamed Sifaoui et Jean-Pierre Boka ont ainsi rencontré des "hommes d'affaires" mais aussi des voyous issus de cette même communauté afin d'aborder les questions touchant à l'immigration clandestine, au travail au noir, et à la prostitution. Les enquêteurs du Droit de savoir ont également suivi des inspecteurs de l'URSSAF dans l'exercice de plusieurs de leurs activités de contrôle auprès de commerces chinois. Un document saisissant qui permet également d'en savoir davantage sur la délinquance qui sévit dans cette "communauté asiatique".

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